Remontons le cours de l'histoire jusqu'au Pliocène (-5,3 à-1,6 millions d'années), l'espace actuel du Marais Poitevin est occupé par une plaine jurassique de faible altitude lentement érodée par les actions conjuguées des vents marins et des nombreux cours d'eau qui la ravinent. Les variations de température du Quaternaire amènent la mer, gonflée par les eaux de fonte des glaciers et des pôles, à atteindre un niveau supérieur, puis à se retirer, découpant par la force de ses mouvements un vaste golfe, entrelacs de vasières marines et de ramification fluviales, d'où seule émerge, d'est en Ouest, une ligne d'îlots calcaires rescapés des ruissellements érosifs. Ainsi, à la suite de l'ultime transgression (flandrienne), la mer s'étend jusqu'à une dizaine de kilomètres en aval de NIORT, où commence, en continuité, une zone baignée par les eaux fluviatiles. Déjà, durant le paléolithique, l'homme a conquis la lisière du Golfe.Au néolithique, les hommes s'installent dans cette zone riche en sites faciles à protéger, où la pêche, la chasse, le bois pour le feu, permettent le développement des tribus. La découverte à IRLEAU d'une hache polie sous cinquante centimètres de bri (Gelin, 1887) et d'autres indices préhistoriques semblent l'affirmer. Vers 1000 ans avant J.C., la mer se retire progressivement.L'influence des fleuves et rivières, de l'eau douce, devient prépondérante dans la "Venise Verte" : les végétaux (arbres : saules, bouleaux, noisetiers, frênes... et surtout les roseaux, massettes, joncs, rouches) s'accumulent et pourrissent mal dans cette zone recouverte d'eau douce au moins neuf mois par an. Cette accumulation de matière organique a donnée naissance aux tourbes et aux sols argilo-humifères d'une couleur noire caractéristique.Puis, 600 années avant notre ère, les Pictons (celtes habitant la région, à l'origine des mots Poitou, Poitiers...) s'installent sur le rivage et certaines îles. Durant les invasions romaines, des gués sont tracés, puis, les Scythes et par la suite les Teifales, tous mercenaires soumis à la volonté des consuls, investissent les terres maraîchines (système des colonats).Le Moyen-Age voit localement l'installation des Colliberts, hommes dont le statut d'existence se place entre liberté et servitude. Les Grandes Invasions, Vikings (Ve), Arabes (IXe) modifient les caractères hétérogènes de ces populations locales, poussant une partie de celles-ci, fuyant les massacres, à se réfugier dans les grandes roselières dulçaquicoles, vivant à l'écart dans des huttes soumis aux inondations (d'où le terme huttier), trouvant dans la pêche et la chasse le nécessaire à survivre.Parallèlement, durant ces périodes, le Golfe poursuit son envasement : par le jeu des courants marins, de fines particules d'argiles originaires de la Gironde et de la Loire viennent s'y échouer. Ce phénomène original, conduisant à une avancée de la ligne littorale, persistant aujourd'hui, a créé le bri, roche argileuse bleutée, caractérisée par la présence de scrobiculaires, petits coquillages marins. De plus, en amont, les rivières, en particulier la Sèvre, complètent l'envasement par des dépôts alluvionnaires, particules prélevées dans leurs cours supérieurs. Ces terrains envasés, en proie aux inondations, n'intéressent guère les seigneurs locaux qui les concèdent aux moines bénédictins.Ces derniers, dès le VIe siècle, bâtissent des abbayes, sur le rivage et les îles du Marais (LUÇON, SAINT MICHEL EN L'HERM, MAILLEZAIS, NOUAILLÉ, NIEUL SUR L'AUTIZE,...). A la fin du Xe siècle, des ébauches de drainage donnent lieu à des cultures. Plus tard, des canaux sont tracés : Le Bot-Neuf (1199), Le Bot de Vendée (1210), puis les onze kilomètres du Canal des Cinq Abbés, reliant l'Anse du Brault à VOUILLÉ en 1217 (oeuvre des abbayes de L'ABSIE, SAINT MAIXENT, MAILLEZAIS, SAINT MICHEL EN L'HERM et NIEUL SUR L'AUTIZE).Ces travaux de conquête d'espace atterris (protégés de l'eau) visent deux buts : isoler les terres de la mer (endiguement), les écarter des eaux fluviales qui déferlent lors des périodes de pluie (endiguement et création de canaux d'écoulement des eaux douces vers la mer).
Le peuplement primitif:
L'homme est présent dans cette contrée depuis fort longtemps. Les premières traces de presences font états d'un peuplement datant de 80.000 ans avant JC . Des restes de foyers ont été découverts au lieu dit LA CHAIZE à NOIRMOUTIERIl s'agit de peuplades nomades vivant de cueillette et de chasse et pêche. C'est de 8.000 avant JC ,que datent les signes de populations sédentaires occupant le pourtour du golfe des pictons .ces peuples découvrent la culture et l'élevage . Ces habitants vont nous léguer TUMULUSet DOLMENS ( chambres mortuaires) et MENHIRS . ces derniers présents dans la région d'AVRILLE et du BERNARD gardent une part de leurs mystères. Présents près des DOLMENS, s'agit - il d'un culte mortuaire? leurs formes phalliques sont -ils un symbole de fertilité? Peut-être puisqu'on dit que bien plus tard avec l'arrivée des CELTES, les femmes se frottaient le ventre contre ces pierres mystérieuses pour être fécondes .Part de mystère également les pierres de grès et de granit utilisées par ces hommes préhistoriques, alors que le sol de cette region ne renferme que du Calcaire. Le DOLMEN de LA FREBOUCHIERE par exemple est recouvert d'un toit en granit d'une seule pièce pesant 80 tonnes !!!!! très forts ces habitants !!!!!Autour de 700 avant JC arrivée des CELTES qui vont faire une decouverte majeure le SEL. Hardis navigateurs ils parcourent le golfe et grace à leur découverte il vont pouvoir conserver le produit de leur pêche. Belliqueux ils vont aller de conflits en conflits avec leur voisin du nord, celtes comme eux, les VENETES . TIs acceptent facilement la conquête ROMAINE - 70 à 50 avant JC - et deviennent leurs alliés pour combattre les Celtes du nord de la Loire . De plus, connaissant sur le bout des doigts le golfe, ils guideront les navires à Cesar à travers les hauts fonds qui commencent à parsemer le Golfe. LUCON deviendra ainsi le port militaire de la flotte Romaine.D'autre part dès le 3e siècle aorès JC les Pictons vont commencer à être christianisés par des religieux venus d'Irlande ce qui facilitera leur assimilation par les FRANCS, dont le chef CLOVIS c'est converti à la religion catholique. Entre ces deux périodes la contrée verra défiler les barbares venus de l'est SUEVESALAIN- WISIGOTH et pour terminer d'autres barbares encore plus féroces . Ceux ci venus du nord - les VIKINGS- vont mettrent en particulier la cote à feu et à sang .Arrive le Xe siècle qui voit la main de l'homme commencer à essayer de dompter le marécage. Ceci est une nouvelle ère dans le marais.
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